L’Invasion des profanateurs de sépultures

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Invasion of the Body Snatchers (États-Unis, 1956), un film de Don Siegel avec Kevin McCarthy, Dana Wynter et Larry Gates. Durée : 1h20. Produit par Allied Artists et distribué par Théâtre du Temple.

Un film de SF qui porte bien la marque de son époque, celle de la peur du communiste qui rôde en chacun. L’action se déroule dans une petites ville près de Los Angeles, où un médecin découvre que des créatures extra-terrestres, nées dans des cosses géantes, prennent l’apparence physique de ses concitoyens avant d’aspirer leurs âmes et de les remplacer un à un, sans que personne n’arrive à mettre le doigt sur ce qui a changé dans le processus. S’il ne se limite pas à ça, Invasion of the Body Snatchers se lit surtout comme un film sur la paranoïa que peut provoquer les changements grégaires dans une société : les aliens n’ont pas de sentiments, ne ressentent ni amour ni compassion, leur seul objectif est celui d’un remplacement complet des habitants, qui est organisé militairement, par camions entiers. Le danger est d’autant plus présent qu’il touche les proches : le héros voit celle qu’il aime changer juste après son baiser, une seconde d’assoupissement ayant suffi à la changer en ennemie. Les effets spéciaux sur la création des corps qui sortent des cosses comme des gros blocs gélatineux qui prennent peu à peu consistance sont très sympa pour l’époque.

Wikipédia explique la traduction maladroite du titre :

Le titre original se traduit en « l’invasion des voleurs de corps ». La traduction de body snatchers par profanateurs de sépulture, sans aucun rapport avec l’histoire, est vraisemblablement due à une confusion faite par un traducteur n’ayant pas vu le film, avec Le Récupérateur de cadavres, dont le titre original était The Body Snatcher (d’ailleurs traduit en El profanador de tumbas en Amérique du Sud). Le titre français du remake de 1978, L’Invasion des profanateurs, élimine le contre-sens tout en continuant à faire écho au titre du film de Siegel.

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