Lowlife Love

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Lowlife Love (Japon, 2015), un film d’Eiji Uchida avec Kiyohiko Shibukawa, Denden, Maya Okano et Shugo Oshinari. Durée : 1h50. Produit et distribué par Third Window Films.

Le célébré distributeur britannique Third Window Films se lance dans la production de films, s’associant à nouveau avec Eiji Uchida (Greatful Dead) pour vous inviter dans les coulisses de l’industrie indépendante et « no-budget » japonaise! Pour tout dire, le portrait n’est pas joli du tout, et tant mieux. Loin d’être un film élogieux et autosatisfait, Lowlife Love se révèle plutôt comme un objet indéniablement personnel, à travers lequel Uchida offre un constat déstabilisant de son milieu et des bassesses auxquelles sont prêts à se livrer ses divers intervenants, toujours au nom du cinéma. Mettant en vedette Kiyohiko Shibukawa (Love & PeaceIt’s me It’s me), auprès du légendaire Denden (Like Someone in Love, Cold Fish, entre autres), le tout oscille ainsi entre la tragédie et la comédie, et se déploie surtout avec une grande part d’humour autodérisoire, nous menant bien au-delà de ce qui est à l’écran, vers un portrait saisissant d’une industrie en perdition. — Ariel Esteban Cayer, Fantasia

Quoi de mieux qu’un film fauché japonais pour parler des films fauchés japonais ? C’est grosso modo le pitch meta de Lowlife Love, qui destine davantage le film à un public festivalier qu’à une vraie sortie en salles. Le film suit Tetsuo, loser de 39 ans vivant chez sa mère, avec à son actif un long métrage passé à Raindance dont il exploite la petite célébrité en gérant le « Cinéma Club », un studio de production / école de théâtre qui lui permet de soutirer de l’argent à des étudiants et de trouver des actrices avec qui coucher. Un jour il rencontre un duo prometteur constitué d’un scénariste et d’une actrice en devenir, qu’il va tenter d’exploiter. Évidemment l’affaire tourne court et il perd rapidement ses deux protégés au bénéfice d’un autre producteur. Le film est un peu excessif mais assez drôle.

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