The Green Inferno

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The Green Inferno (États-Unis, 2016), un film d’Eli Roth avec Lorenza Izzo, Ariel Levy et Aaron Burns. Durée : 1h40. Sortie France : 6 janvier 2016. Produit par Worldview Entertainment et distribué par Wild Side.

S’il s’autorise de nombreux écarts potaches, Green Inferno vise surtout un gore entier, premier degré, d’autant plus efficace qu’il joue sur un mauvais esprit bien réel – il s’agit encore de se régaler d’une torture, celle d’une bande d’écolos vegan appelés à se faire dépecer en file indienne. – Yal Sadat

Un bon gros navet qui tâche, mais qui ne se prend pas au premier degré. The Green Inferno prend le parti de s’inspirer lourdement de Cannibal Holocaust et plus généralement du cinéma italien gore des années 70 mais cette fois pour s’en prendre en rigolant aux hipsters qui militent sur Twitter ou Periscope. Ces derniers, une fois embarqués en Amazonie pour sauver de la déforestation une tribu qu’il ne connaissent pas du tout, se retrouvent coincés chez des cannibales bourrins qui vont les découper vivants. Le film se fait plaisir avec des scènes de tortures assez longues et explicites mais mal mises en scène ; le scénario est au niveau du plancher comme pour Hostel, et le film verse parfois dans le scato (les prisonniers vomissent et se chient dessus de peur, ils truffent le cadavre d’un des leurs de weed pour endormir les indigènes). Eli Roth a dit s’être inspiré d’Herzog et Terrence Malick mais on peut supposer qu’il s’agit d’une énième blague de sa part, un peu comme quand il revient sur le tournage du film :

J’avais une super équipe de makeup artists, qui travaillent en partie sur The Walking Dead. Il y en avait sur le tournage avec nous mais croyez-moi, sous plus de 40°, rien ne tient ! De plus, la plupart de nos prothèses et maquillage ont été confisqués à la douane en arrivant. Quand vous allez tourner dans des endroits où ils ne savent pas ce qu’est un film, difficile de faire passer à la frontière des fausses jambes découpées. Ils ont tout pris, même les fausses dents. On était au milieu du Pérou, sans plus rien. Du coup on a beaucoup improvisé sur le tournage. On a pris des grains de raisin pour faire des yeux par exemple.. Bravo à l’équipe, ils ont assuré ! On n’avait même pas de vraies toilettes vous savez. Alors que tout le monde a attrapé la fièvre jaune, sauf moi. On a fait venir un bateau de toilettes dans un village où ils n’avaient jamais vu une glacière… Du coup, les gamins se sont mis à jouer avec ces blocs de toilettes. Et il y avait des chevaux sauvages dans cette jungle qui n’aiment pas trop ces toilettes non plus, ils se mettaient à taper dessus avec leurs sabots pour les détruire. Du coup, il fallait au moins être deux pour aller faire pipi, car il fallait toujours protéger les toilettes de l’extérieur ! Du coup après ce tournage en pleine jungle, je voulais un truc tranquille avec de l’air conditionné pour Knock Knock. Je voulais un film d’intérieur, à la Paul Verhooeen. Un jeu de chaises musicales avec de la tension sexuelle à la Polanski aussi. Je voulais voir Keanu avoir chaud aux fesses, pas en train de sauver le monde ! C’est drôle de le voir comme ça, il m’a dit que Knock Knock lui avait fait penser à un Funny Games tordu… – Films Horreur

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