Thermidor et Orléans

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Thermidor (France, 2009), un film de Virgil Vernier avec Vicky de Saint Hermine, Ingrid Cajat et Fidel Nanitelamio. Durée : 17mn. Produit par Mas Film.
Orléans (France, 2013), un film de Virgil Vernier avec Andréa Brusque, Julia Auchynnikava et Hélène Chevallier. Durée : 58mn. Produit par Mas Film et distribué par Norte Distribution.

Les deux projections des films de Vernier se suivaient, et donnaient l’impression de ne former qu’un seul long métrage vue leur durée. Thermidor et Orléans, qui précèdent Mercuriales, travaillent exactement la même chose : la continuité historique entre la modernité et un passé archaïque fantasmé, ici médiéval, profondément lié à la religion. Les traces de croyance affleurent donc un peu partout, dans les rues à travers la cérémonie dédiée à Jeanne d’Arc, dans les inserts d’images d’archives ou directement incarnées dans le personnage principal de Thermidor, type décalé qui se voit comme un chevalier contemporain. La base scénaristique de Mercuriales est également présente dans Orléans : une amitié entre deux filles paumées, une venue d’Europe de l’Est, l’autre en vadrouille depuis qu’elle a quitté son copain et qui cherche à monter à la capitale. Elles travaillent ensemble, pas dans une tour mais dans un bar à strip tease, où elles essayent de soutirer un peu d’argent en faisant payer les clients pour une cabine privée et une bouteille de champagne. Cette partie du film est plus directement documentaire, comme pouvaient l’être certains plans de Mercuriales.

Les deux films forment une continuité très claire dans l’oeuvre de Virgil Vernier, et créent un effet de redondance et d’annonce du long qui les a suivi. La faute probablement à l’ordre dans lequel je les ai vus, ils m’ont donc paru bons mais un peu plus fades que ce dernier.

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