Bienvenue à Zombieland

Zombieland (États-Unis, 2009), un film de Ruben Fleischer avec Woody Harrelson, Jesse Eisenberg, Abigail Breslin et Emma Stone. Durée : 1h28. Sortie France : 25 novembre 2009. Produit par Pariah Films et distribué par Sony Pictures.

Film parodique pour compléter les films de zombies de cette semaine. Celui-ci est vraiment drôle même si les gags sont un peu lourd ; le film est porté par un gros casting, un peu démesuré même vu le projet.

2001, l’Odyssée de l’espace

2001: A Space Odyssey (États-Unis, 1968), un film de Stanley Kubrick avec Keir Dullea, Gary Lockwood et William Sylvester. Durée : 2h21. Reprise France : 13 juin 2018. Produit par Stanley Kubrick Productions et distribué par Warner Bros.

Très belle ressortie du film à l’occasion de sa restauration supervisée par Nolan et présentée à Cannes cette année (ce qui a donné lieu à une réédition du dossier de presse de l’époque). Le film n’a pas pris une ride, à quelques plans près (en particulier vers la fin). Je ne suis toujours pas fan des choix musicaux grandiloquents, mais visuellement c’est impeccable.

The Land Of The Dead

The Land Of The Dead (États-Unis, 2005), un film de George A. Romero avec Devon Bostick, Simon Baker et Asia Argento. Durée : 1h33. Sortie France : 10 aût 2005. Produit par Universal Pictures et distribué par Pan Européenne Edition.

Deux générations après l’historique Nuit des morts-vivants (1968), les zombies sortis des tombes et de l’imagination de George A. Romero marchent encore. Tête lourde, démarche gauche, denture négligée, ils envahissent le futur proche comme un vieux remords. Notre sentiment à l’égard de ces créatures est paradoxal : leur violence indistincte et vorace est passible de mitraillages en règle. Mais ils sont aussi les seuls vrais rebelles à la société de consommation repliée sur elle-même qui tient désormais l’humain en laisse. Ils ont donc notre sympathie. La simplicité du scénario n’est qu’une façade. Un mercenaire, pour se venger du surpuissant ­patron de la cité, braque des missiles sur la tour d’argent qui domine un no man’s land apocalyptique. Une équipe de « justes » est chargée de l’annihiler tandis que s’avance l’armée des zombies…

Romero déroule cette mécanique avec une lenteur calculée. Ainsi peut-on lire, ni à côté ni sous l’action mais dans ­l’action, les états de conscience de ces héros ordinaires. Asia Argento joue la fille de choc, Dennis Hopper se régale une fois de plus dans un rôle de superméchant. Pamphlet anti-Bush si l’on veut (« On ne négocie pas avec les terroristes »), Land of the dead s’inscrit dans la catégorie non officielle des films post-11 Septembre. Tout en redonnant vie et force à un genre qu’on pouvait croire six pieds sous terre. — François Gorin, Télérama

La Horde

La Horde (France, 2010), un film de Yannick Dahan et Benjamin Rocher avec Claude Perron, Jean-Pierre Martins et Eriq Ebouaney. Durée : 1h30. Sortie France : 10 février 2010. Produit par Empreinte Digitale et distribué par Le Pacte.

Authentique série B d’exploitation (il n’y a qu’à regarder son affiche pour s’en convaincre) qui s’assume pleinement, La Horde contourne son manque de moyens par une somme d’efforts infinie et une envie bien palpable d’aller au bout du délire. Et d’y aller à fond même! Comme une bande dessinée imprimée sur celluloïd, le film fait parfois penser à une œuvre de sales gosses balançant à l’image une quantité considérable d’influences qui va des jeux vidéos à Groland en passant bien évidemment par le film de genre, avec tout ce que cela engendre comme conséquences bonnes ou mauvaises : une recherche trop systématique de la réplique qui tue, un rythme narratif bancal, une direction d’acteurs parfois légère mais également une galerie de personnages tous plus badass les uns que les autres, sous forme de compilation d’inglourious basterds à mille lieues des héros purs, vaillants, sans peur et sans reproche, une non retenue dans le “viendard” et le carnage (le duel entre Prestia et les deux zombies est un pur moment d’ardeur), une jubilation de tous les instants (le couloir final, Jean-Pierre Martins sur le toit de la voiture, etc.) et surtout une sacré volonté de proposer autre chose qu’un simple charnier pompé sur Romero et ses consorts. Car c’est aussi là que le film remporte une certaine adhésion : Dahan et Rocher, avec l’aide des co-scénaristes Arnaud Bordas et Stéphane Moïssakis (une vraie réunion made in Mad Movies), préfèrent essayer d’offrir un film à la Une nuit en enfer, qui glisse d’un terrain à l’autre, plutôt que de livrer une énième resucée désincarnée de l’œuvre du maître de Pittsburgh. C’est donc du quasi-polar vers le zombie flick que les deux comparses nous entraînent, ou plutôt d’un film de genre vers un autre, un peu comme si le Assaut de Carpenter ou le Nid de guêpes de Siri s’acoquinaient avec L’Armée des morts de Snyder. Bref, le genre de film qui ne cherche pas forcément à faire fonctionner le trouillomètre mais plutôt l’ambiance et le mode actionner furibard. — Christophe Chenallet, Film de Culte

Hérédité

Hereditary (États-Unis, 2018), un film de Ari Aster avec Toni Collette, Gabriel Byrne et Alex Wolff. Durée : 2h06. Sortie France : 13 juin 2018. Produit par PalmStar Media et distribué par Metropolitan Filmexport.

Hérédité n’est clairement pas un chef d’œuvre, son scénario laisse à désirer (une histoire débile d’invocation de démons) mais il y a plusieurs bonnes idées de mise en scène (notamment autour de l’accident de voiture) et des clins d’œil pas trop lourdingues à des classiques du genre, qui le rendent sympathique à regarder.

Ultra Pulpe

Ultra Pulpe (France, 2018), un moyen-métrage de Bertrand Mandico avec Lola Créton, Pauline Jacquard, Pauline Lorillard et Elina Löwensohn. Durée : 37 mn. Produit et distribué par Ecce Films.

Peu de temps après Les Garçons sauvages, annoncé par l’une des meilleure bande annonce de l’année, un nouveau film de Mandico dans la continuité parfaite de ses précédents moyen-métrages. L’ambiance est superbe et certains dialogues autour du cinéma sont chouettes mais pour le reste pas grand chose de neuf, ça tourne un peu en rond en terme de narration.