The Box

The Box (États-Unis, 2009), un film de Richard Kelly avec Cameron Diaz, James Marsden et Frank Langella. Durée : 1h55. Sortie France : 4 novembre 2009. Produit par Media Rights Capital et distribué par Wild Bunch.

En adaptant une rikiki nouvelle de Richard Matheson, on pensait Richard Kelly revenu un peu sur terre après les sphères en lévitation de ses labyrinthiques Southland Tales. The Box s’en éloigne pourtant assez rapidement et emmène son petit pitch d’épisode de The Twilight Zone vers une autre dimension, finalement pas si éloignée de ce mélange ambitieux d’incongru, d’inquiétude et de métaphysique qui caractérise ses deux premiers films. La première moitié du long métrage lance une multitude de pistes excitantes où la science marche main dans la main avec la magie, où les corps sont meurtris par d’étranges infirmités, dans une atmosphère de parano 70’s parfaitement rendue. La force de la mise en scène de Kelly est là, un peu à l’image de celle d’un Shyamalan, installant son angoisse sans sirène d’alarme, naviguant entre absolu premier degré et ironie sans se soucier un instant du ridicule. Classe, vénéneux, hanté par la musique signée Arcade Fire et porté par l’interprétation de Cameron Diaz qui a déjà montré, de Vanilla Sky à Dans la peau de John Malkovich, que ses grands yeux tristes pouvaient faire d’elle autre chose que la blonde solaire de ses comédies, The Box partait avec pas mal d’atouts. Mais la deuxième moitié du film flanche. — Film de Culte

The Box est plein de très bonnes idées et diffuse une étrangeté géniale, avec une intrusion dans le réel d’éléments qui relèvent du rêve façon Lynch, mais plus le scénario se déroule et plus l’explication se déroule et ferme un à un les questionnements ouverts par le récit. C’est tout de même sympa de voir Cameron Diaz sortir de ses rôles habituels pour faire quelque chose d’un peu barré.